Le maelström équivaut à une catharsis (purification).

2023-05-14 記
Sujet.: :スピリチュアル: 回想録

Lorsque je repense à ces derniers mois, j'ai compris que le « magojō » (état de tourment) correspond à une catharsis (purification), qui est à la fois inévitable et, fondamentalement, un état souhaitable.

Il me semble que le bouddhisme traite souvent le « magojō » comme quelque chose à éviter, mais il est plutôt préférable de s'y confronter pleinement et de le surmonter le plus rapidement possible. Dans le yoga, de nombreuses écoles considèrent le « magojō » comme quelque chose à éviter et à craindre, tandis que d'autres, même au sein du même courant bouddhiste ou du même courant du yoga, le considèrent comme une étape essentielle à laquelle il faut faire face.

Il semble que le bouddhisme zen tende à éviter le « magojō », mais il existe néanmoins une conception selon laquelle le « magojō » est inévitable. De même, dans le yoga, certaines écoles affirment qu'il faut, sous la guidance d'un maître compétent, traverser le stade inconscient du chakra de Swadhisthana, ce qui implique de considérer le « magojō » comme une étape nécessaire et de l'accepter.

Ce que je pense maintenant, c'est que le terme « magojō » est souvent mal compris, et qu'il serait plus facile de le comprendre s'il était interprété comme une catharsis (purification), comme l'a décrit Aristote.

Dans ce contexte, on constate que d'autres courants ont des étapes similaires. Par exemple, dans la Compagnie de Jésus du christianisme, on tente de surmonter cette étape lors d'un processus de prière qui dure plusieurs semaines, appelé « réso » (exorcisme). Bien que certaines écoles aient mis en place des structures et des cadres de pratique rituels, il ne s'agit pas nécessairement de quelque chose qui peut être surmonté en quelques semaines, et il faut parfois plusieurs mois pour le surmonter.

Dans de nombreux cas, les gens peuvent même rester bloqués à ce stade pendant plusieurs années.

Aristote a écrit dans le chapitre 6 de « La Poétique » : « Elle suscite la pitié et la crainte, et produit ainsi une catharsis (purification) des émotions » (tiré de « Le charme des arts de la scène, p. 238 »). Bien que cela soit une explication de la tragédie, il est fondamentalement possible d'interpréter le « magojō » dans le même contexte, et de considérer qu'il s'agit d'une catharsis (purification) des tragédies de la vie, réalisée par la pitié et la crainte.

Le « magojō » est une expérience très émotionnelle, qui implique à la fois la peur et la compassion. Il peut être comparé à une réapparition temporaire de l'adolescence, où le corps émotionnel est activé, on devient plus sensible et, en même temps, on vit une expérience qui combine la peur et la joie. Je pense qu'il serait plus approprié de le décrire comme une catharsis (purification) plutôt que comme un « magojō ».

Ainsi, il me semble qu'il est plus important de considérer le « magojō » comme une catharsis (purification) plutôt que comme quelque chose à éviter, et d'adopter une attitude qui consiste à surmonter les tragédies de la vie avec une intensification des émotions.