Les désirs, même lorsqu'ils sont satisfaits, laissent une amertume, et même si l'on parvient temporairement à se détacher de la douleur, le moindre choc émotionnel provoque une colère intense.
On peut donner l'impression de vivre paisiblement, mais intérieurement, on est rempli de haine, de confusion et de pensées parasites.
On maintient une apparence de respect des règles et de comportement calme, mais dès que la haine se manifeste, on peut rapidement devenir violent.
C'est particulièrement visible dans la société numérique actuelle, où l'on accorde souvent plus d'importance au monde intérieur qu'à la réalité.
Les images mentales s'amplifient et recouvrent la réalité, créant un espace virtuel.
Ainsi, même si ce n'est pas réel, si l'image mentale est forte, elle est interprétée comme une réalité, ce qui entraîne une souffrance, une tristesse ou une colère disproportionnées.
Cet état où le cœur prime sur la réalité peut sembler spirituel, mais il s'agit d'une forme de spiritualité mal comprise.
En réalité, les connaissances spirituelles sont largement utilisées dans les affaires et la gouvernance mondiale.
La raison pour laquelle on a l'impression que le monde n'a rien à voir avec la spiritualité est que, si les gens acquéraient ces connaissances, ils prendraient conscience de la vérité et seraient libérés de l'oppression, ce qui serait défavorable aux dirigeants.
En réalité, il est plus facile de contrôler les gens si l'on privilégie le cœur à la réalité.
On incite donc les gens à vivre dans les images et à privilégier les images à la réalité.
Un exemple clair est la pandémie de COVID-19.
Bien que le COVID-19 soit une maladie réelle et qu'il soit normal d'en avoir peur, certains gouverneurs ont utilisé la pandémie pour se faire connaître et ont attisé la peur, ce qui a amplifié les images mentales et a conduit à une peur excessive du COVID-19.
En accordant la priorité aux images, on perd de vue la réalité, ce qui revient à céder le contrôle à autrui.
On est dans un état où les émotions, telles que la colère, la souffrance, le désir et l'évasion, sont dictées par les images que l'on reçoit des autres.
Dans le cas du COVID-19, une image de peur a été implantée.
Cependant, depuis longtemps, il est courant d'implanter des images de désir comme stratégie de base.
Cela se manifeste dans la jalousie, la comparaison avec les autres et dans de nombreux autres domaines, ce qui entraîne une consommation et une action accrues.
Il est cent fois plus heureux de calmer l'esprit par la méditation plutôt que d'être entraîné dans un tourbillon de désirs qui ne finit jamais.